Lombalgies

NOTIONS D’ANATOMIE

Après une étude du rachis cervical et du rachis thoracique, axons-nous maintenant sur le rachis lombaire.

Ce dernier est composé de 5 vertèbres articulées entre-elles formant ainsi un pont osseux mais mobile, entre le thorax et la ceinture pelvienne. Autour de ces vertèbres sont positionnés des muscles qui jouent :

  • un rôle postural dans le maintient de la ceinture scapulaire et de la cage thoracique au dessus de la ceinture pelvienne par le biais des muscles érecteurs du rachis mais également des muscles abdominaux ;
  • un rôle dynamique dans l’orientation du tronc dans l’espace ;
  • un rôle dans la régulation de la pression intra-abdominale.

LES DIFFERENTS TYPES DE DOULEURS LOMBAIRES

De la même manière que les cervicalgies et les dorsalgies, les lombalgies sont plus ou moins invalidantes. Une anomalie de la statique vertébrale comme une scoliose thoraco-lombaire pourrait être un facteur anatomique favorisant les lombalgies.

Il existe des lombalgies de plusieurs types :

  • lombalgies aigues non traumatiques :
    • lombalgies posturales : pouvant être la conséquence d’une mauvaise position journalière ;
    • lombalgies mécaniques (plus intenses la journée ou lors d’une activité physique) : pouvant être résultantes d’arthrose qui touche l’intégrité des structures articulaires ;
    • lumbago généralement consécutif à un faux mouvement +/- lié à un port de charge lourde ;
    • tassement vertébral en rapport avec l’ostéoporose ;
    • douleurs fonctionnelles en rapport avec :
      • les menstruations.
  • lombalgies aigues traumatiques pouvant apparaître à la suite d’un accident de la voie publique (grosse contracture lombaire) ou d’une chute importante sur le dos ou le coccyx, conduisent à des examens radiologiques obligatoires qui sont prescrits par votre médecin traitant pour vérifier l’absence de fracture ou d’autres lésions ;
  • lombalgies chroniques ;
  • lombalgies non mécaniques sont principalement d’origine :
    • infectieuse ;
    • inflammatoire (douleurs plus importantes le soir et la nuit, s’estompant généralement dans la journée) ;
    • tumorale.

LES DIFFERENTS TYPES DE TRAITEMENTS

  • traitement médical :
    • en première intention, votre médecin traitant vous prescrira du paracétamol (antalgique de niveau 1) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ;
    • si les douleurs ne sont pas suffisamment soulagées, votre médecin peut prescrire un traitement médicamenteux plus fort :
      • association de paracétamol ET codéine (agoniste morphinique) ;
      • tramadol (antalgique de niveau 2) ;
      • association de paracétamol/tramadol ;
    • en cas de contracture musculaire douloureuse : myorelaxants ;
    • en général, les médecins vous prescriront la « triade » correspondant à une association d’antalgiques, d’anti-inflammatoires et de myorelaxants ;
    • votre médecin pourra également vous conseiller du repos de courte durée (1 ou 2 jours maximum) ou des douches et bains tièdes ;
  • traitement manuel :
    • le médecin pourra prescrire des séances de kinésithérapie en complément du traitement médicamenteux. Une moyenne de 15 séances nécessaires (massages, exercices actifs, étirements et techniques de contracté-relâché souvent alternés avec de l’électrothérapie, des ultrasons ou des infrarouges) ;
    • ostéopathie : seules 1 à 2 séances seront nécessaires.
  • traitement chirurgical : les traumatismes graves avec fracture osseuse, luxation ou sub-luxation articulaire vraie nécessitent un traitement chirurgical. En fonction des algies et des troubles fonctionnels associés, certaines hernies discales peuvent justifier une opération chirurgicale.

RECIDIVES

Les récidives de lombalgies aiguës sont possibles, ces dernières pouvant se transformer en lombalgies chroniques. La chronicité des douleurs lombaires est souvent liée à une mauvaise position/posture prise de manière prolongée. Les lombalgies chroniques sont monnaie courante et se généralisent à toutes les professions, quelle que soit la position que vous adoptez au travail ou chez vous (TMS).

COMPLICATIONS

Souvent bénignes, les lombalgies disparaissent spontanément en quelques jours ou quelques semaines (dans 90% des cas, en 6-7 semaines).

  • parfois les douleurs et les contractures musculaires sont telles que petit à petit un lumbago peut survenir. RAPPEL : un vrai lumbago est d’origine musculaire ou discal (disques intervertébraux) ;
  • irradiations vers les membres inférieurs (méralgies, cruralgies, sciatalgies…) ;
  • déficit moteur plus ou moins important ;
  • hypoesthésie ou hyperesthésie plus ou moins importante ;
  • troubles génito-sphinctériens (incontinence ou pseudo-incontinence urinaire ou rectale), impuissance avec perte de l’éjaculation. Dans ce dernier cas, consultez impérativement votre médecin généraliste !

EXAMENS COMPLEMENTAIRES

  • radiographies lombaires (bilan osseux) : face et profil. Celles-ci sont prescrites en cas de :
    • traumatisme lombaire direct ou indirect ;
    • douleurs et raideurs plus ou moins intenses et d’intensité croissante ;
    • résistance au traitement médical scrupuleusement respecté (cf. 1/2 vie des médicaments) ;
    • en cas d’aggravation des signes cliniques ;
  • biologiques (bilan inflammatoire) : vitesse de sédimentation et dosage de la protéine C réactive ;
  • IRM et scanner : indiqués en fonction des résultats des deux précédents examens ou pour la recherche d’une étiologie spécifique mais jamais en première intention.

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