Cruralgie

QU’EST-CE QU’UNE CRURALGIE ?

La névralgie du nerf crural, communément appelée cruralgie ou encore « sciatique du devant » touche les personnes à partir de 50 ans. La cruralgie correspond à une douleur de la cuisse de type brûlures ou décharge électrique sur le trajet du nerf crural (notez qu’il y a un nerf crural dans chaque jambe).

Ce trajet peut s’étendre de la partie latérale de la cuisse puis :

  • L3 : la partie antéro-médiale de la cuisse puis le côté médias du genou ;
  • L4 : la partie antéro-latérale de la cuisse, le genou, la partie médiale du tibia jusqu’à la malléole médiale de la cheville et le gros orteil.

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MODE DE SURVENUE

La cruralgie est généralement provoquée par une dysfonction lombaire persistante, concernant généralement les vertèbres L2-L3 ou L3-L4. Si la dysfonction n’est pas prise en charge, il peut s’ensuivre une dégénérescence des structures articulaires qui irriterait les tissus nerveux.

La cruralgie est une pathologie qui fait suite à l’irritation, la compression du nerf crural (au niveau de la colonne vertébrale ), de ses racines (en périphérie) ou une turgescence du disque inter-vertébral sus ou sous-jacent en lien avec un trouble fonctionnel mineur (rôle d’amortisseur fragilisé, etc.).

DIAGNOSTIC

Après un interrogatoire poussé, l’ostéopathe procède à un examen visuel puis un examen physique du dos et du membre inférieur afin de :
  • localiser précisément les zones douloureuses et déterminer, via un test pathognomonique de la cruralgie et via un test spécifique permettant de déterminer avec précision la racine nerveuse incriminée ;
  • localiser précisément les troubles fonctionnels.

TRAITEMENT

Plusieurs paramètres vont conditionner le traitement de ce type de névralgie dont :
  • la phase ou l’intensité de la douleur que le patient ressent ;
  • la présence d’autres symptômes ;
  • la cause exacte de cette douleur.

Selon la gravité et l’impotence fonctionnelle, l’approche à privilégier est la suivante :

  • traitement médical :
    • en première intention, votre médecin traitant vous prescrira du paracétamol (antalgique de niveau 1) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ;
    • si les douleurs ne sont pas suffisamment soulagées, votre médecin peut prescrire un traitement médicamenteux plus fort :
      • association de paracétamol ET codéine (agoniste morphinique) ;
      • tramadol (antalgique de niveau 2) ;
      • association de paracétamol/tramadol ;
    • en cas de contracture musculaire douloureuse : myorelaxants ;
    • en général, les médecins vous prescriront la « triade » correspondant à une association d’antalgiques, d’anti-inflammatoires et de myorelaxants ;
  • traitement manuel :
    • le médecin pourra prescrire des séances de kinésithérapie en complément du traitement médicamenteux. Une moyenne de 15 séances nécessaires ;
    • ostéopathie : 2 à 3 séances seront nécessaires ;
    • ostéopathie biomécanique : seules 1 à 2 séances seront nécessaires ;
  • infiltrations :« L’efficacité des infiltrations est discutée. L’injection est faite au plus près de la zone de compression. Le risque principal est celui de l’infection, mais il est très faible », précise le Dr Jean-Yves Maigne ;
  • traitement chirurgical : en cas de cruralgie associée à des troubles fonctionnels majeurs.

CONSEILS ET CHOSES A EVITER

Lorsqu’une cruralgie survient, la première chose à faire est de se ménager, il faut cependant éviter de rester au fond de son lit de manière prolongée. Les mouvements qui réveillent la douleur sont à éviter (se cambrer, porter des charges lourdes, le sport à impacts, etc.) >> il faut ménager son dos sans pour autant rester alité car les douleurs neurologiques sont accentuées par la fatigue et majorées par l’activité physique.

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