Scoliose

SCOLIOSE

scoliose-osteopathe-noiseau-val-de-marne-94

La scoliose est une déviation permanente de la colonne vertébrale en lien avec une association d’inclinaisons et de rotations des vertèbres les unes par rapports aux autres, dans les trois plans de l’espace. De ce fait, les courbures naturelles du rachis présentes dans le plan sagittal sont modifiées.

La scoliose survient surtout lors de la croissance mais peut aussi se déclarer à l’âge adulte et est généralement facilement décelable à l’oeil nu grâce à la présence d’une gibbosité. Cependant, le diagnostic sera posé après une radiographie du rachis. 

gibbosité-osteopathe-noiseau-val-de-marne-94

Notez que l’attitude scoliotique est à distinguer de la scoliose ! On parle d’attitude scoliotique quand la colonne vertébrale présente une déviation en lien avec une succession d’inclinaisons de vertèbres les unes par rapport aux autres sans association de rotations. Sur une attitude scoliotique, aucune gibbosité n’est mise en évidence.

Cette déformation peut être causée par une mauvaise position qui peut avoir différentes origines :

  • une inégalité de longueur des membres inférieurs ;
  • une position antalgique.

CAUSES D’UNE SCOLIOSE CHEZ L’ENFANT ET L’ADOLESCENT

  • Scoliose idiopathique : celle-ci fait son apparition et se développe progressivement depuis l’enfance, pendant la croissance. Son évolution est lente avant la puberté et s’accélère durant cette période. Ce type de scoliose touche statistiquement huit filles pour deux garçons. Ce type de scoliose peut encore évoluer à l’âge adulte ;
  • Scoliose secondaire : celle-ci fait suite à une maladie neuromusculaire ou osseuse (touchant les vertèbres, maladie de Scheuermann par exemple) ou encore à une malformation de naissance.

CAUSES D’UNE SCOLIOSE CHEZ L’ADULTE

  • Scoliose idiopathique : celle-ci correspond à la scoliose idiopathique apparue dans l’enfance. Parfois non stabilisée à la fin de l’adolescence, celle-ci continue à progresser à l’âge adulte ;
  • Scoliose secondaire : celle-ci fait suite à une maladie neuromusculaire ou osseuse (inégalité de longueur de membres inférieurs, ostéoporose, etc.) ;
  • Scoliose de novo : celle-ci se déclare avec la dégénérescence des disques intervertébraux et des vertèbres.

DIAGNOSTIC

Souvent symptomatique, la scoliose fait l’objet d’un dépistage systématique chez les enfants et les adolescents lors des visites médicales à l’école principalement. Si la scoliose est suspectée, des radiographies du rachis dans sa totalité (face et profil) devront être faites afin d’affirmer ou rejeter le diagnostic. Si la scoliose est avérée, il sera nécessaire de suivre l’évolution des courbures de la colonne vertébrale et notamment l’angle de Cobb.

EVOLUTION / AGGRAVATION

Le protocole de traitement va dépendre de l’évolution de la scoliose qui est évaluée plusieurs fois par an. On parle de scoliose évolutive dans le cas où :

  • la scoliose idiopathique de l’enfant évolue lors de la puberté, au point que l’angle de Cobb s’accentue d’au moins 5° entre deux radiographies ;
  • l’angle de Cobb est supérieur à 30°, quel que soit l’âge de la personne touchée.

De manière générale, chez les adultes, la scoliose est souvent stabilisée. Notez tout de même qu’elle pourra évoluer. Avec la ménopause, la scoliose tend à s’aggraver pour les femmes.

Les scolioses importantes peuvent avoir d’autres conséquences :

  • une diminution des capacités respiratoires liée à la déformation du thorax ;
  • un impact esthétique (déformation du corps) ;
  • des douleurs permanentes altérant la qualité de vie.

TRAITEMENT

L’attitude scoliotique peut être réduite, selon les cas :

  • par une rééducation ;
  • par le port de semelles orthopédiques (si les membres inférieurs sont de longueurs différentes) ;
  • en traitant la cause de cette mauvaise position, généralement en lien avec un trouble fonctionnel.

Le traitement de la scoliose évolutive se déroule sur plusieurs années et consiste souvent à porter un corset orthopédique. Si la scoliose est très importante, une opération chirurgicale peut être nécessaire. Dans tous les cas, des séances de rééducation avec un Kinésithérapeute sont prescrites en complément.

LE CONSEIL DE L’OSTEO

A noter que l’Ostéopathe Biomécanicien, en association avec le travail du Kinésithérapeute, peut limiter voir stabiliser l’évolution d’une scoliose légère. Cette rééducation fonctionnelle aura pour objectifs :

  • d’entretenir la mobilité du rachis (Ostéopathe Biomécanicien) ;
  • d’entretenir la fonction respiratoire (Kinésithérapeute) ;
  • de renforcer les muscles (Ostéopathe Biomécanicien et Kinésithérapeute) ;
  • de travailler sur la tenue de la colonne vertébrale (Ostéopathe Biomécanicien et Kinésithérapeute)

Si le patient ressent des douleurs liées à la scoliose, le médecin généraliste pourra lui prescrire des antalgiques. Parfois, des infiltrations sous guidage radiologique peuvent être réalisées.