Périostite tibiale

QU’EST-CE QU’UNE PERIOSTITE TIBIALE ?

La périostite tibiale se caractérise par une douleur d’apparition progressive et insidieuse d’origine mécanique associée à un syndrome inflammatoire douloureux au niveau de la face médiale du tibia sur une dizaine de centimètres.

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Les douleurs de la périostite tibiale sont proportionnelles à l’intensité de l’entraînement et cèdent au repos dans les débuts du développement de la pathologie. Lors de la phase d’installation de la pathologie, les douleurs peuvent persister au repos pendant quelques jours et exacerbées au moindre contact. Ces douleurs peuvent croître progressivement jusqu’à devenir permanentes. De ce fait, si la périostite tibiale n’est pas traitée dès son apparition, celle-ci peut évoluer vers la chronicité et compromettre définitivement la pratique d’une activité sportive.

CAUSES

Il existe des prédispositions anatomiques comme :

  • les pieds plats engendrants des troubles dynamiques ;
  • le genu varum ou le genu valgum ;
  • des troubles de la statique ;
  • une inégalité de longueur des membres inférieurs ;
  • un défaut de la dynamique du geste sportif ;
  • un défaut de la technique du geste sportif ;
  • une faiblesse de l’entraînement ;
  • une modification de l’entraînement ;
  • un surpoids ;
  • une mauvaise gestion du souffle pendant l’effort ;
  • une mauvaise nutrition ;
  • un manque d’hydratation ;
  • un manque de récupération ;
  • un excès de travail fractionné ;
  • un défaut de la chaussure (stabilité, amorti, usure).

Le facteur déclenchant principal de la périostite tibiale reste la pratique intensive d’une activité sportive  +/- à impacts (la périostite tibiale est beaucoup retrouvée chez le coureur). Il faut toutefois noter que les périostes tibiales se produisent rarement chez les sportifs qui pratiquent leur activité de façon progressive et raisonnée. A l’inverse, elles apparaissent fréquemment chez les patients qui ont modifié de façon significative les conditions de leurs entraînements.

MODE DE SURVENUE

Tout au long de cet article, nous parlerons essentiellement de la périostite tibiale survenant chez le coureur.

La périostite tibiale résulterait de micro-traumatismes générés par :

  • la propagation d’ondes de chocs dans le squelette ;
  • une traction excessive des muscles du mollet.

Les micro-traumatismes répétés créent des micro-fractures du périoste (membrane richement vascularisée entourant et nourrissant les os) avec rupture des micro-vaisseaux. Une réaction inflammatoire résultante se créée. Celle-ci a pour rôle le nettoyage des foyers nécrosés formés par la rupture des micro-vaisseaux. Secondairement, les cellules conjonctives interviennent et effectuent une réparation du tissu lésé. Cette réparation dure en moyenne 5 à 6 semaines. Pendant cette phase, l’arrêt du sport est INDISPENSABLE afin d’éviter toute récidive.

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TRAITEMENT

L’objectif est de permettre la cicatrisation des zones tissulaires lésées par la mise en place d’un traitement curatif et parallèlement à cela, éviter toutes formes de récidives en corrigeant les facteurs favorisants et en supprimant les facteurs déclenchants.

  • traitement curatif :
    • forme récente :
      • arrêt du sport pendant 10-15 jours ;
      • +/- cryothérapie 2 à 3 fois par jours pendant 1 semaine ;
    • forme récidivante et rebelle :
      • arrêt du sport pendant 1 à 4 mois ;
      • pansement compressif et glaçage local ;
      • anti-inflammatoires sur prescription médicale ;
      • ostéopathie : 2 à 4 séances espacées ;
      • chirurgie : excision du périoste ;
  • traitement préventif :
    • correction des facteurs favorisants > essentiellement des troubles de la statique (analyse de la technique de course, vérification de l’usure du matériel de course, vérification de la correspondance des chaussures de courses avec le type de foulée, semelle orthopédiques, etc.) ;
    • suppression des facteurs déclenchants > reprise PROGRESSIVE de l’activité sportive et après disparition totale de la douleur :
      • éviter les surfaces dures ;
      • modérer le fractionné ;
      • privilégier le maintien et l’amorti dans le choix des chaussures face à la légèreté.

EVOLUTION

Rapidement mise en évidence et correctement prise en charge, la périostite tibiale est une pathologie qui évolue favorablement vers la guérison. En l’absence de traitement, ce type de blessure entre très facilement dans la chronicité.

Cependant, un des diagnostic différentiels à ne pas omettre est la fracture de fatigue du tibia : seule la radiographie pourra confirmer ce diagnostic et orienter le diagnostic définitif vers une périostite tibiale.

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