Névralgie Cervico-Brachiale (NCB)

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QU’EST-CE QU’UNE NEVRALGIE CERVICO-BRACHIALE ?

La névralgie peut-être définie comme une douleur ressentie sur le territoire d’une racine nerveuse à l’origine de la motricité et de la sensibilité du cou et du bras. La névralgie cervico-brachiale (NCB) peut aussi être appelée « sciatique du cou » ou « sciatique du bras », c’est en réalité une radiculopathie résultant de l’irritation d’une racine nerveuse précise, en particulier de celles qui participent au plexus brachial.

Brachialgie territoire

La névralgie cervico-brachiale est principalement unilatérale. La douleur est de type lancinante, presque permanente, sans être améliorée par le repos. Certains la qualifieront d’électrique. Elle peut être accompagnée de paresthésies, soit des engourdissements, des fourmillements ou des picotements.

La NCB peut également être à l’origine d’une diminution de la force musculaire dans certains mouvements. Notez que les douleurs de la NCB sont souvent présentes la nuit et empêchent de trouver le sommeil (les personnes atteintes de NCB trouveront plus confortable la position assise plutôt que allongé). Elles évoluent par épisodes de crise, généralement avec un fond douloureux qui persiste dans la durée entre chaque crise.

MODE DE SURVENUE

La principale cause (80%) de la névralgie cervico-brachiale est un trouble fonctionnel cervical. C’est pourquoi, une personne atteinte d’une névralgie cervico-brachiale devrait être évaluée en médecine manuelle afin de confirmer le diagnostic et de déterminer l’indication des soins appropriés.

Si la douleur peut survenir après un choc, un traumatisme, un hématome ou encore avoir été suscitée par des mouvements brusques ou certaines postures du cou, la névralgie cervico-brachiale fait surtout suite à des maladies au niveau du cou et de la moelle épinière. Ces problèmes génèrent habituellement une réaction inflammatoire qui entraînera l’irritation nerveuse ainsi que la névralgie.

DIAGNOSTIC

Après un interrogatoire poussé, l’ostéopathe procède à un examen visuel puis un examen physique du cou, du dos et du membre supérieur afin de :
  • localiser précisément les zones douloureuses et déterminer, via un test pathognomonique de la NCB et via un test spécifique permettant de déterminer avec précision la racine nerveuse incriminée ;
  • localiser précisément les troubles fonctionnels.

TRAITEMENT

Plusieurs paramètres vont conditionner le traitement de ce type de névralgie dont :
  • la phase ou l’intensité de la douleur que le patient ressent ;
  • la présence d’autres symptômes ;
  • la cause exacte de cette douleur.

Selon la gravité et l’impotence fonctionnelle, l’approche à privilégier est la suivante :

  • traitement médical :
    • en première intention, votre médecin traitant vous prescrira du paracétamol (antalgique de niveau 1) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ;
    • si les douleurs ne sont pas suffisamment soulagées, votre médecin peut prescrire un traitement médicamenteux plus fort :
      • association de paracétamol ET codéine (agoniste morphinique) ;
      • tramadol (antalgique de niveau 2) ;
      • association de paracétamol/tramadol ;
  • en cas de contracture musculaire douloureuse : myorelaxants ;
  • un collier cervical peut être utile mais de manière PROVISOIRE (au début, lorsque les douleurs sont les plus intenses) ;
  • en général, les médecins vous prescriront la « triade » correspondant à une association d’antalgiques, d’anti-inflammatoires et de myorelaxants ;
  • traitement manuel :
    • le médecin pourra prescrire des séances de kinésithérapie en complément du traitement médicamenteux. Une moyenne de 15 séances nécessaires ;
    • ostéopathie : seules 2 à 3 séances seront nécessaires.

A EVITER

Certains gestes ou activités ne sont pas bénéfiques pour vos cervicales. En voici quelques uns :
  • l’inactivité ;
  • les mouvements mal réalisés ;
  • certaines postures inadéquates prises à la maison ou au travail ;
  • des oreillers inadaptés à votre courbure cervicale ;
  • des matelas trop durs, trop mous ou affaissés ;
  • certains sports comme la brasse non coulée, la gymnastique au sol, la lutte gréco-romaine, le judo, l’haltérophilie ou les sports de contacts (football, hockey, rugby…) ;
  • le port de talons hauts ;
  • le port de saccoches ou de sacs à dos trop lourds ;
  • le port de l’appareil téléphonique coincé entre l’épaule et l’oreille.